Dans la lignée des précédents projets à long terme de Sebastião Salgado, Genesis, s’inscrit dans la durée : une série de reportages, commencée en 2004 et qui sera terminée en 2012.

Ce projet, sur le thème de notre planète, de la nature et de ce qu’il en reste encore malgré les destructions causées par les activités humaines, part donc à la rencontre des derniers territoires vierges pour tenter d’en faire le portrait, d’en montrer la beauté et la grandeur, les paysages, la vie animale, et bien entendu les communautés humaines qui continuent à vivre selon de très anciennes cultures et traditions. Il s’agit de voir, de s’émerveiller et de comprendre la nécessité de préserver un monde fragile. La Gacilly a choisi, cette année, de présenter le reportage sur les Bushmen, ce peuple de chasseurs-cueilleurs, vieux de quarante mille ans, et dont il reste à peine deux mille individus. Ils habitent le désert du Kalahari dont ils connaissent toutes les ressources, et ont hérité d’astuces multimillénaires pour vivre sur cette terre sans eau du Bostwana.

Un voyage aux origines du monde, à la recherche de nos racines en tant qu’espèce ; une alerte aussi, car ces terres, si arides qu’elles en sont inhospitalières, se révèlent truffées de diamants ; et les Bushmen, sommés de s’en éloigner, se retrouvent parqués dans des camps, où ils dépérissent.