TA ANKH. Qui a reçu la vie
Le pictogramme égyptien évoque une personne à côté d'un pain et renvoie à l'idée de la vie reçue. L'ensemble des images de l'exposition nous confronte au vertige de l'individu, qui fait face à son tour au mystère de soi-même, de son corps et de tout ce qui l'entoure. Face au cercle éternel des saisons et de la Nature inlassable, face à l'échelle démesurée des Eléments. Dans l'Antiquité, l'individu percevait la Nature comme un univers animé de forces puissantes, d'êtres effrayants et fantasques. Un cosmos habité par les esprits des morts et envahi d'entités occultes et insidieuses. Dans le monde entier, on retrouve les échos d'un même frémissement face au mystère de l'existence. Au-dessus de l'espace-temps universel, se croise un labyrinthe de parcours à la recherche d'unisson entre l'identité extérieure de l'individu et son moi profond. Ce théâtre de l'angoisse devient tout autant celui de l'adoration, des rites propitiatoires des naissances et des récoltes, celui de l'espoir et du remerciement, de la vie reçue.