Présentation

France
arton121.jpg
Septembre 1978. Au fin fond de la forêt équatoriale, un pasteur nommé Jones entraînait dans la mort 914 de ses adeptes. C’était le suicide collectif de Guyana. Un photographe était sur les lieux. Un scoop journalistique qui marqua la naissance de l’agence Cosmos. En ce temps-là Travolta faisait un tabac… La Révolution Iranienne amenait les islamistes au pouvoir… Solidarnosc en Pologne commençait à ébranler l’empire Soviétique. La jeune agence Cosmos était sur beaucoup de fronts, avec un seul mot d’ordre, ne pas marcher sur les platesbandes de ses confrères, en courant après l‘actualité, mais privilégier les auteurs et couvrir les événements en profondeur.

Guérillas, famines récurrentes, assassinats… Il y eut les têtes coupées du Salvador, les massacres du Sentier Lumineux, les larmes des petits Irlandais orphelins, l’accident de la navette Spatiale. Puis il y eut aussi l’éruption du Mont Saint Hélène, suivie, quelques années après de celle du volcan El Chichon au Mexique. On a dit qu’ils étaient à l’origine des changements climatiques de la planète. Il y eut les pluies acides sur les forêts de l’Est Européen, l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl. La Russie et la Chine s’ouvraient et l’on découvrait des paysages dévastés par la pollution, les pétroliers répandaient sur les rivages leur cargaison de pétrole… Les photographes de Cosmos étaient partout : tremblements de terre et tsunamis, déforestation de l’Amazonie, sables rampants du Sahel ou du désert de Gobi, champs de pétroles irakiens en flammes. On a commencé à s’intéresser à la fragilité de la couche d’Ozone et au réchauffement de la planète.

Pascal Maitre, George Steinmetz, mais aussi Bruno Stevens, Serge Sibert, Dieter Telemans, Frédéric Noy, JB Russell et tous les autres, ont dressé un portrait de l’homme dans son environnement. L’homme et cette nature qu’il admire, qu’il subit ou qu’il malmène suivant les circonstances. Cet homme qui chasse dans la jungle d’Irianjaya et a perché sa maison au faîte des arbres, est-il le même que celui qui parvient à survivre au milieu des ruines de la guerre ? Certainement, parce qu’en fin de compte, l’instinct de vie est le plus fort et que la grande force de l’homme est de s’adapter malgré la violence des éléments ou des conflits.