Présentation

Le mur de Berlin, disparition

En 2001, à l’occasion d’un reportage pour Stern pour le 40ème anniversaire du mur de Berlin, Harf Zimmermann découvre une série d’images, toutes en panoramiques, prises par un photographe de la Stasi. Puis, pour un numéro spécial Berlin de Geo, il retrouve la plupart de ces endroits, reconstruits, transformés, mais où l’on reconnaît des perspectives et des vestiges de bâtiments. Enfin, en 2011, pour le 50e anniversaire du mur de Berlin, Harf Zimmermann publie dans Tagesspiegel, ce travail, en 8 panneaux, où les panoramiques en noir et blanc d’hier se confrontent aux
panoramiques en couleur d’aujourd’hui, depuis le même point de vue, pour mettre en évidence, d’avantage encore que la modernité évidente de Berlin en ce début de XXIème siècle, sa reconstruction, son relèvement impressionnant.

En 1981, et pour 10 ans, Harf Zimmermann emménage au 31 Hufelandstrasse, 1055, alors à Berlin Est. A l’issue de cette décennie, avec la chute du mur, qu’en est-il pour cette rue de n’être plus « à l’Est » ?
Dans ce bouleversement historique si particulier, le photographe choisit l’environnement le plus proche et immédiat, le sien. Là, il scrute les mutations de la société et de son quartier, observe la traversée du temps et le passage de l’Histoire, exulte le banal et le quotidien.
Par ces mots Harf Zimmermann le berlinois, nous raconte cette histoire photographique, si autobiographique :
Le numéro 31 de la rue Hufeland, 1055 à Berlin a été mon adresse entre 1981 et 1991. La disposition générale des trottoirs, des arbres et des façades de magasins, les maisons et leurs vastes entrées, richement ornées, ainsi que les galeries et les appartements spacieux, font de cette petite rue une exception dans le quartier plutôt prolétarien de Prenzlauer Berg à Berlin. Longue seulement de 600m, cette petite rue entre le parc et l’un des boulevards animé reliant le centre de Berlin à la périphérie, était judicieusement située, suivant un plan parfait et net.
À l’exception de quelques-unes de ses maisons, la rue avait survécu au bombardement de la Seconde Guerre mondiale et résisté avec succès au socialisme lorsque j’ai emménagé dans mon appartement (arrière-cour, 5ème étage, une chambre, toilettes et cuisine / laboratoire).
Le travail photographique réalisé à cette époque devint la pièce maîtresse de mon diplôme de l’Académie des Arts Hochschule für Grafik und Buchkunst à Leipzig, avec mon mentor, Arno Fischer.
De nos jours, ce n’est pas seulement le code postal qui a changé. Mon quartier délabré est devenu l’un des quartier préféré, recherché, cher et plus vivant que jamais du Nouveau Berlin.
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