Présentation

Suède - Né en 1984
Acclimatations

Le Grand Nord, Jonathan Näckstrand l’a parcouru en long et en large. « Il n’y a qu’un seul endroit où je n’ai pas encore été : le Svalbard. » La plus septentrionale des terres de la Norvège manque à ce Suédois, photographe pour l’AFP basé à Stockholm. Mais en sillonnant les pays scandinaves, Näckstrand a appris à les connaître dans toutes leurs complexités. « C’est sûr que, pour un photographe d’agence, c’est plus compliqué de trouver une histoire en Finlande qu’au Moyen-Orient », s’amuse le journaliste qui reconnaît « que tout est assez lent et paisible ici. » Mais en parcourant ses archives, un fil rouge surgit de manière évidente. Théâtre calfeutré par la neige et le froid, loin des turpitudes de la grande actualité, les territoires nordiques et leurs problématiques s’immiscent peu à peu dans la marche du monde. Si, par exemple, la naissance d’une conscience écologique ne date pas d’hier, elle ne se sera pourtant jamais autant cristallisée que lors de cet été 2018 autour de la figure de l’adolescente Greta Thunberg. Et pour cause : tous ces pays ont été les premières sentinelles à constater les effets du réchauffement climatique – bien avant les états du sud de l’Europe. « Que ce soit en couvrant les Samis qui doivent bouleverser leurs modes de vie à cause de la hausse des températures, des courses de voitures sur neige qui ne peuvent plus avoir lieu ou des glaciers du Groenland qui se brisent dans la mer avec le réchauffement climatique, on ne peut que constater l’évidence. » Après avoir appris à s’acclimater au froid, ces terres doivent désormais composer avec sa progressive disparition.

RUE SAINT-VINCENT

Regards croisés sur le Grand Nord
Pour cette deuxième année de collaboration entre l’AFP et le Festival Photo La Gacilly, ce sont deux photographes qui ont été sélectionnés pour illustrer le regard de l’Agence France-Presse sur le grand nord et ont en commun de traiter cette thématique qui nous est chère : celle du lien unissant l’Homme et la Terre.

Exposition réalisée en collaboration avec l’Agence France-Presse, produite grâce au soutien et à l’expertise du laboratoire Initial Labo.
Jonathan_Näckstrand_FestivalPhotoLaGacilly2021
Jonathan_Näckstrand_FestivalPhotoLaGacilly2021

Exposition

Jonathan_Näckstrand__FestivalPhotoLaGacilly2021
Plein Nord Le Grand Nord, Jonathan Näckstrand l’a parcouru en long et en large. « Il n’y a qu’un seul endroit où je n’ai pas encore été : le Svalbard. » La plus septentrionale des terres de la Norvège manque à ce Suédois, photographe pour l’AFP basé à Stockholm. Mais en sillonnant les pays scandinaves, Näckstrand a appris à les connaître dans toutes leurs complexités. « C’est sûr que, pour un photographe d’agence, c’est plus compliqué de trouver une histoire en Finlande qu’au Moyen-Orient », s’amuse le journaliste qui reconnaît « que tout est assez lent et paisible ici. » Mais en parcourant ses archives, un fil rouge surgit de manière évidente. Théâtre calfeutré par la neige et le froid, loin des turpitudes de la grande actualité, les territoires nordiques et leurs problématiques s’immiscent peu à peu dans la marche du monde. Si, par exemple, la naissance d’une conscience écologique ne date pas d’hier, elle ne se sera pourtant jamais autant cristallisée que lors de cet été 2018 autour de la figure de l’adolescente Greta Thunberg. Et pour cause : tous ces pays ont été les premières sentinelles à constater les effets du réchauffement climatique – bien avant les états du sud de l’Europe. « Que ce soit en couvrant les Samis qui doivent bouleverser leurs modes de vie à cause de la hausse des températures, des courses de voitures sur neige qui ne peuvent plus avoir lieu ou des glaciers du Groenland qui se brisent dans la mer avec le réchauffement climatique, on ne peut que constater l’évidence. » Après avoir appris à s’acclimater au froid, ces terres doivent désormais composer avec sa progressive disparition.

RUE SAINT-VINCENT