Présentation

Depuis sa création en1915, l’ECPAD n’a de cesse de contribuer à la valorisation du patrimoine

visuel des armées françaises, rassemblant des collections datant jusqu’à l’apparition de la photographie. Le Festival de la Gacilly a souhaité cette année mettre l’accent sur ces trésors méconnus qui sont un véritable témoignage d’une époque révolue. A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, la France se dote, outre-mer, d’un immense empire colonial, le second au monde après celui des Britanniques. Il s’étend, à son apogée de 1919 à 1939, sur plus de 12 millions de km2 et s’étire jusqu’aux confins de l’Extrême-Orient, du Pacifique, ou de l’Afrique. Participant à de dures colonnes militaires, à des missions d’exploration mouvementées, isolés dans des postes perdus ou détachés auprès de souverains d’un autre temps, certains de ces soldats ont tenté de saisir ces univers étrangers, exotiques, grâce à la photographie émergente. Car tout fascine dès les premiers pas loin de la métropole : les populations, les couleurs, la chaleur, les bruits, les odeurs, la langue, les gestes, la nourriture. Certains de ces militaires-photographes qui accompagnaient l’avancée des troupes, restèrent parfois des années au milieu d’ethnies peu connues, s’y attachant, et tentant d’en comprendre les rites et coutumes, d’en améliorer le sort. Au point de parvenir parfois à pénétrer l’univers de l’«autre» jusqu’à devenir d’éminents ethnologues dont les travaux font toujours autorité. En plongeant dans ces archives exceptionnelles, cette exposition inédite présentera des sociétés et des peuples qui vivaient alors sans aucune influence du monde occidental.

Photo extraite des albums du général

Albert Baratier pour l'ECPAD.

Collection privée P. Vallery-Masson / T. d’Athis
arton36.jpg