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Matthieu Paley explore souvent les thèmes de l’éloignement et de l’isolement dans des zones sensibles.
Passionné par les régions montagneuses lointaines, il a sillonné les vallées entre l’Himalaya, Karakorum et Hin Kouch.
Son dernier ouvrage, paru en 2012 sur le Pamir, est le résultat d’un projet débuté en 1999.

C‘est l'histoire d'une tribu méconnue de nomades Kirghizes. Leur vie et leur survie dans un des endroits les plus isolés de la terre: le couloir du Wakhan en Afghanistan. Dans un paysage lunaire que limitent les hauts sommets de l'Hindou Kouch et du Pamir, ces quelque 700 âmes vivent une existence difficile sur le haut plateau du Petit Pamir situé à plus de 4100m d'altitude. Une terre à la beauté rude et aride qui impose un mode de vie simple, dicté par les éléments. Il n'y a ni route, ni école, ni hôpital.

À plusieurs semaines à cheval du village le plus proche, cette région est tellement reculée qu'elle a échappé aux évènements qui ont marqué l'histoire de l'Afghanistan - les guerres et les Talibans n'y ont laissé aucune trace. Mais pas d'image idyllique pour autant. Le froid, l'usage courant de l'opium, l'altitude, une mauvaise nutrition, ou l'absence totale de soin. contribuent à un des taux de mortalité infantile le plus élevé du monde.
C'est en parcourant une branche de l'ancienne route de la Soie en 2000, que le photographe Matthieu Paley et sa femme Mareile ont pu se joindre aux caravanes de yacks qui font la jonction, par des cols à plus de 5000m, entre l'Afghanistan et les hautes vallées du Nord Pakistan. En 2008, Matthieu part seul pour retrouver ces Kirghizes au coeur de l'hiver, parvenant jusqu'à des campements uniquement accessibles en remontant la rivière Wakhan gelée. Marchant jusqu'à la frontière chinoise, il révèle les conditions extrêmes dans lesquelles vivent ces oubliés du monde. La dernière visite hivernale d'un occidental dans le Petit Pamir remonte à 1972.