Présentation

France
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Photographe animalier émérite, Vincent Munier est spécialisé dans la photographie hivernale. Ses reportages sur les animaux du froid, comme les buffles musqués, sont reconnus dans ce milieu spécialisé. Nikon l’a d’ailleurs choisi pour tester l’un de ses appareils dans des conditions de basse lumière.

Isabelle, Sylvain et moi-même avons grandi dans les Vosges où je suis né en 1976, avec immersion immédiate dans le monde de la nature : balades en montagne, descentes de rivières en canoë, observation de la faune, etc. A 12 ans, je réalise ma première photo animalière, un chevreuil. Le déclic. Depuis ce jour, je consacre l’essentiel de mon temps à la photo, dans l’environnement naturel, dans le respect de la quiétude de la vie sauvage que m’a inculqué mon père.
Ouvrier horticole à 20 ans pour financer l’achat de mon premier téléobjectif, puis reporter-photographe à L’Est Républicain (un quotidien régional est une bonne école pour apprendre à travailler vite), j’ai enfin décidé, depuis janvier 2002, de me consacrer exclusivement à la vie sauvage en tant que photographe animalier professionnel.
“Nos racines sont au fond des bois, parmi les mousses, autour des sources. “Emile Gallé.
Rendons à César… Je dois énormément à mon père, Michel Munier, et à la confiance qu’il a su me témoigner. Très tôt, il me prêta son vieux téléobjectif (400mm Novoflex et Olympus OM2n) et m’autorisa à partir seul à la découverte de la forêt et de ses habitants.
J’ai également été influencé par le Japonais Michio Hoshino et le Finlandais Hannu Hautala, en particulier. A mes yeux, ils saisissent l’essence de la beauté de la vie sauvage. L’authenticité de leurs clichés révèle un long et éprouvant travail sur le terrain, dans des conditions souvent difficiles. Beaucoup de leurs images (l’ambiance et l’atmosphère qui s’en dégagent), m’ont fait vibrer. D’autres m’ont accompagné durant ma jeunesse. Parmi eux : Jean-Louis Klein (photographies des Vosges, entres autres) et Eric Dragesco (photographies de la faune des Alpes). Sans oublier Robert Hainard, un artiste suisse dont les textes et les dessins m’ont également guidés. “Lutter pour la nature, c’est éviter la condamnation de l’homme”, a-t-il écrit en libre penseur. Je partage cette conception à priori évidente et pourtant loin de s’être imposée. Notre société, en effet, reste focalisée sur quelques inquiétudes économiques et sociales. A quel prix ? Celui de la disparition de nombreuses espèces animales et végétales causée par la destruction de leur espace vital.
Je crois encore au pouvoir des images pour révéler la beauté de la nature, pour participer à une prise de conscience des dangers qui la menacent.
Vincent Munier.