Présentation

Après des études à l’International Center of Photography de New York, Catalina Martin Chico couvre des sujets sociétaux en France ou à l’étranger pour la presse magazine. De 2007 à 2014, elle se rend fréquemment au Yémen et reçoit, en 2011, le Visa d’or humanitaire du CICR pour son travail sur la révolution yéménite. En 2013, elle obtient la bourse photoreporter de Saint-Brieuc pour réaliser un sujet au long cours sur les paradoxes de l’île de Saint-Martin. Collaboratrice régulière de Polka, elle a exploré les coulisses du théâtre du Châtelet, de la Comédie-Française, de la série télévisée “Versailles”, mais aussi des lieux moins feutrés, comme les ZAD. En 2016, Catalina Martin-Chico part plusieurs mois en Iran suivre les derniers nomades du pays. En 2017, elle est la lauréate du Prix Canon de la femme photojournaliste soutenu par “Elle” grâce à un projet sur les femmes dans les FARC colombiennes. Ses photos sont distribuées par l’agence Cosmos.
Catalina Martin-Chico

A la Gacilly ...

Catalina Martin-Chico - Avoir 15 ans à La Gacilly
Territoires des hommes En résidence pendant deux mois pour le Festival de La Gacilly, la photojournaliste franco-espagnole Catalina Martin-Chico s’est penchée sur la jeunesse gacilienne et plus particulièrement sur cette question: que signifie avoir 15 ans dans un village aujourd’hui ? À l’heure où le gouvernement vient d’établir la « majorité numérique » à cet âge-là, la photographe, elle, s’intéresse aux questionnements particuliers que se posent les adolescents vivant dans un milieu rural comme celui de La Gacilly, de la Chapelle-Gaceline et de Glénac. On sort à peine du monde de l’enfance, on reste attaché au cocon familial, mais on commence à s’ouvrir au monde extérieur, à se forger des amitiés solides, à découvrir les plaisirs de la vie. Et on s’interroge. Rester ? Partir ? Partir où, et pour faire quoi ? Une période cruciale et souvent complexe dans la vie d’un jeune où, souvent trop tôt, il est amené à faire des choix déterminants pour son avenir. En partageant leur quotidien, la photographe est entrée, avec cette douceur qui caractérise ses images, au plus profond de l’âme de cette jeunesse.