Présentation

Née le 22 juin 1931 à Neuchâtel, en Suisse, Claudia Andujar vit à São Paulo depuis 1955 et a adopté la nationalité brésilienne en 1976. Elle a rencontré le peuple Yanomami en 1975, dans la forêt tropicale du nord du Brésil, lors d’un reportage pour le magazine Realidade. Photographiant leur quotidien, elle s’est installée auprès d’eux, recueillant dessins, jeux, rêves. « Leur gentillesse, leur curiosité, leur sincérité m’ont touchée et je me suis consacrée à leur reconnaissance », dit-elle.
Elle passe presque trente années à enregistrer le mode de vie de ces indiens, peuple de chasseurs et d'horticulteurs de la forêt amazonienne qui vit dans un territoire grand comme le Portugal. Elle va jusqu’à cesser son métier de photojournaliste pour se consacrer à la cause de ce peuple menacé de disparition. Claudia Andujar par son travail documentaire montre l’impact environnementale de l’extraction aurifère.
Elle obtient, en 1976, une bourse du FAPESP (Fundaçao de Amparo à Pesquisa do Estado de São Paulo) pour sa recherche photographique sur les Yanomamis. Elle se rend chez les Yanomamis de Catrimani dans la région du Roraima, où elle séjourne 14 mois. Cette même année, elle prend la nationalité brésilienne.
Claudia Andujar

A la Gacilly ...

Claudia Andujar - Complainte amazonienne
Territoires des hommes Née à Neuchâtel en 1931 d’un père juif hongrois disparu dans les camps d’extermination comme une grande partie de sa famille, Claudia Andujar a connu les heures sombres d’un monde ravagé par la guerre. Elle quitte la vieille Europe pour New York avant de s’installer au Brésil et de s’initier à la photographie. Elle rencontre le peuple Yanomani, pour la première fois, en 1971, lors d’un reportage sur l’Amazonie commandé par la revue Realidade. La rencontre est décisive, et cette femme d’une grande humanité consacrera plus de trente années de sa vie à défendre la cause de cette communauté indigène dont l’existence et le territoire sont menacés. Une proximité exceptionnelle qui lui permet d’immortaliser en images les rituels chamaniques mais aussi l’atmosphère dense et opaque d’une forêt mystérieuse à la limite du réel. Bien au-delà du simple reportage ethnographique, les photos de Claudia Andujar sont de véritables œuvres d’art.