L'édito de Jacques Rocher

Éclairer le monde grâce aux regards des photographes

Les grands enjeux environnementaux et sociétaux sont au cœur même de l’existence du Festival Photo La Gacilly et c’est depuis 16 ans ce qui conditionne sa programmation : éveiller les consciences et éclairer le monde grâce aux regards des photographes. C’est la vision de ce festival photo unique en son genre.

Le Festival Photo La Gacilly s’est toujours inscrit dans la durée, fort d’une conviction, que la culture et en particulier la photographie, medium par excellence, vecteur d’émotions et d’ouverture vers l’ailleurs, est une source d’attractivité territoriale.

Au fil du temps, le festival est devenu un rendez-vous photographique national et international, à tel point qu’une édition existe à présent en Autriche dans la ville de Baden.

Je tiens à remercier les partenaires publics, privés et techniques ainsi que le personnel de la commune et les membres actifs de l’association du Festival Photo La Gacilly.

La culture, pour la commune de La Gacilly, est un élément essentiel pour créer un vivre ensemble ouvert vers les différences et c’est ce pourquoi nous avons inauguré en 2018 le centre culturel et de congrès Artémisia qui permettra au plus grand nombre, et ceci toute l’année, de découvrir des artistes issus de différentes pratiques.

 

Jacques Rocher
Maire de La Gacilly et Fondateur du Festival Photo La Gacilly

L'édito d'Auguste Coudray

Un Festival Photo au viseur militant

Chaque année, le Festival Photo La Gacilly attire plus de 300 000 visiteurs en Bretagne, 200 000 à Baden en Autriche. Grâce à sa présence en gares bretonnes et parisienne, il s’adresse également à des centaines de milliers de voyageurs de début juin à fin septembre. Ajoutons à cela, quelques millions de vues partagées sur les réseaux sociaux dans plus de 45 pays.

Le rêve est devenu réalité : le Festival Photo La Gacilly existe. Il émerveille, surprend, dérange, déroute, interpelle, enrichit la vie des gens. Il sort des circuits réservés de l’art contemporain, touche des riverains, des touristes et voyageurs, blogueurs et internautes toutes générations confondues. Il les connecte à la même réalité, dans des lieux différents. Il les fait se croiser, voire se rencontrer. Il est devenu naturel de voir des passants prendre des photographies des tirages exposés, aussi des gens qui les regardent, et de les poster sur la toile. On se l’approprie.

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L'édito de Stéphanie Retière

Un bien commun pour la photographie

Le Festival Photo La Gacilly c’est l’histoire d’une amitié entre des hommes et d’une amitié avec la photographie. Cette dyade au coeur du festival depuis sa création en 2004 continue de faire vibrer toute l’équipe qui participe à la réalisation de cette 16e édition.

Fort de cette énergie le Festival Photo La Gacilly s’est naturellement inscrit dans le paysage comme l’un des évènements majeurs de la photographie. Au-delà la diffusion et de la promotion de la photographie c’est son soutien aux photographes qui fait l’une de ses singularités.

Que serait le festival sans les photographes ? Ils nous inspirent, ils nous questionnent et chaque été pendant quatre mois ils nous réunissent.

Passionnés, professionnels, visiteurs d’un jour ou de quelques heures, nous nous retrouvons tous ici, à découvrir dans ce village autant de fenêtres ouvertes sur la complexité du monde, autant de questions environnementales et sociétales que le festival met en avant depuis ses débuts et qui font son identité. De la rencontre créée entre ces images et les publics, une connivence s’installe. Nous rentrons en relation, nous nous parlons, nous débattons, l’espace public devient agora, la parole trouve sa place même entre personnes qui ne se connaissent pas.

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L'édito de Cyril Drouhet

L’heure de la renaissance a sonné !

« Lorsqu’un homme seul rêve, ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une nouvelle réalité. »
Friedensreich Hundertwasser (1928-2000)

Un festival photographique ayant pour vocation de mettre en lumière, par la force de l’image, la beauté si fragile de notre planète ? On entend déjà les Cassandre se frotter les mains, sombrer dans leur catastrophisme, clamer que le réalisme écologique a du plomb dans l’aile, qu’il est vain désormais de vouloir prétendre que notre civilisation retrouvera sous peu l’harmonie qu’elle entretenait avec son environnement. Les faits pourraient leur donner raison. En France, les récents mouvements sociaux ont fait passer au second rang le souci légitime d’une transition vers les énergies renouvelables, l’abandon des pesticides ou la sauvegarde du vivant. Des slogans ont été lancés, motivés en premier lieu par l’angoisse d’une paupérisation dans une société à deux vitesses. « Plutôt la fin du mois que la fin du monde ! », a-t-on scandé dans un réflexe de l’angoisse du pouvoir d’achat. 

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