L'édito de Jacques Rocher

Le Festival Photo La Gacilly entre dans sa 17e année. Il est devenu au fil du temps le rendez-vous incontournable de plus de 300 000 personnes concernées par les grands défis de nos sociétés et de notre planète. Sa programmation responsable et accessible à tous contribue au développement d’une conscience collective et fédère les publics autour d’un futur qui se veut enthousiasmant.

Au-delà des fortes retombées économiques qu’il génère, il participe à la transformation de l’image de notre territoire et a un fort impact sur son attractivité. Il joue un rôle majeur dans notre destination touristique La Gacilly : Art, Nature, Beauté, Bien-être.

Depuis 10 ans, en partenariat avec le Conseil départemental du Morbihan, il permet à plus de 350 collégiens de s’ouvrir au monde de la photographie. Leur travail fait partie de la programmation officielle. Apprendre l’art, c’est aussi développer un regard critique sur ce qui nous est offert et permettre aux jeunes générations de se construire une identité.

Cette 17e édition entérine également le développement du festival photo en Europe, à Baden en Autriche, et contribue une nouvelle fois à la mise en valeur d’un savoir-faire à l’étranger.

En 16 ans, le Festival Photo La Gacilly aura accueilli 4 millions de visiteurs, prouvant si besoin est, que la culture est source d’attractivité territoriale en milieu rural. Ce succès, nous le devons bien entendu aux talents des 350 photographes exposés depuis 2003 mais aussi, à tous nos partenaires, publics et privés, que je tiens sincèrement à remercier.

Bienvenue à La Gacilly pour un voyage Art et Nature !

Je serais très heureux de vous y accueillir.

 

Jacques Rocher
Maire de La Gacilly et Fondateur du Festival Photo La Gacilly

L'édito d'Auguste Coudray

Un festival photographique à mission

Depuis sa création en 2004, le Festival Photo La Gacilly est reconnu pour son engagement sur les grands enjeux environnementaux de nos sociétés. Média à part entière, lanceur d’alerte et révélateur de solutions, nous réaffirmons aujourd’hui notre volonté d’être acteur de la transition écologique et sociétale.

Comme chaque année, de début juin à fin septembre, plus de 300 000 visiteurs se rendront à La Gacilly pour découvrir 25 galeries à ciel ouvert et plus de 1 000 photos grand format. Besoin de se divertir, de se distraire ? Certes. Mais ici, il se joue quelque chose d’autre que la détente ordinaire. Il en va de nouvelles représentations, de nouvelles manières d’établir des rapports avec tout ce qui fait notre vie, à un moment où nous sentons que tout est fragile, où nos repères s’écroulent, où nous nous demandons tous ce que nous réserve le futur.

Le Festival Photo La Gacilly fait écho aux préoccupations de chacun. En prise avec son époque, il ouvre à la nuance, à la variation, à la discussion. Il se risque à offrir non pas des systèmes de pensées mais des regards, des ressentis, des interrogations, des émotions. Il se dispose et nous dispose à accueillir l’avenir en sortant de nos perceptions et modes de pensées habituels. Pas de recette magique encore moins de théorie à imposer. Ici, les œuvres exposées nous aident à inventer des sens nouveaux, pour une vie différente, à réinvestir nos relations et revisiter l’essentiel.

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L'édito de Stéphanie Retière-Secret

Être vivant

Depuis l'ancêtre unicellulaire, étincelle à jamais mystérieuse, s’est déployée une arborescence de formes de vies végétales, fongiques et animales dont l'énergie vitale et la créativité ont mené à une variété de créatures au-delà de l’imaginable.

Nous vivons dans un contexte global d’effondrement du vivant, de dérèglement climatique et de crises sociétales. Anthropocène ou capitalocène, qu’importe le terme, nos modèles de production et de consommation sont pointés du doigt. Il nous faut (ré)agir et (re)penser nos relations aux mondes ; faire partie de ce tout, en tant qu’individu, communauté ou société, nous oblige.

La Terre est cette colocation où chaque forme de vie est liée, interdépendante, agissante et sensible. Au fil du temps le festival a développé une sensibilité et une esthétique ; il interagit avec d’autres acteurs sur un territoire dans un esprit de coopération. Par exemple depuis de nombreuses années au sein du Collectif des festivals, engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne et aujourd’hui avec Art Contemporain en Bretagne, Green Morbihan et 1% pour la Planète. Appartenant à la communauté photographique, l’association s’inscrit dans cet écosystème riche de rencontres, d’échange et de partage. D’abord avec les photographes mais aussi avec tous ceux qui œuvrent pour la promotion ou la réalisation de cet art : sociétés d’auteurs, galeries et agences, laboratoires, festivals et institutions, éditeurs et médias, passionnés et collectionneurs…

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L'édito de Cyril Drouhet

2020 Au secours de la biodiversité

« Tant que les hommes ne verront pas les ours blancs pleurer, les rhinocéros gémir, les hirondelles se lamenter, les abeilles appeler au secours, les séquoias implorer le ciel, ils resteront insensibles à l’extinction massive des espèces animales et végétales. » Bernard Pivot

Ne boudons pas notre satisfaction, encore moins nos nouvelles ambitions. En 2004, quand il s’éveilla sur ses terres de La Gacilly, notre Festival se voulait d’abord le réceptacle de la beauté du monde et des dangers qui le guettaient. Les années se sont écoulées, des nuages toujours plus menaçants se sont accumulés, fragilisant nos espaces naturels, et les artistes photographes que nous avons accueillis sont devenus désormais de véritables lanceurs d’alerte, témoins empathiques ou révoltés d’un monde qui ne tourne plus rond. Aujourd’hui, notre engagement citoyen et artistique est total, et nous conforte dans cette mission que nous nous sommes donnée, celle de reconnecter l’individu avec le monde du vivant.

Un doux rêve ? Il n’en est rien. Chaque année, les 300 000 visiteurs, qui se pressent dans nos galeries végétales pour admirer les œuvres des plus belles signatures de la photographie internationale, nous portent et nous obligent. La Gacilly, l’espace d’un été, se mue en un village global, ouvrant des brèches, apportant, images à l’appui, sinon des solutions, au moins des réflexions.

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